Politique du logiciel libre par Sébastien Broca dans l’émission Place de la toile

J’ai écouté aujourd’hui en balado-diffusion l’excellente émission Place de la toile, une des rares émissions traitant bien des nouvelles technologies et de la culture numérique. L’émission en question a plusieurs semaines puisqu’elle date de fin 2013, mais elle mérite d’être écoutée. Elle traite de logiciels libres, de leurs cultures et de l’utopie associée à ce mouvement. L’invité est Sébastien Broca, auteur d’une thèse transformée en ouvrage portant sur l’utopie du logiciel libre.

L’émission est riche, mais je trouvais intéressant, pour illustrer l’idée du logiciel libre et de la collaboration associée d’illustrer la chose dans la forme même de cet article.  En effet, l’entrevue a été retranscrite par des membres de l’association APRIL. Je me suis donc permis de récupérer le texte, et de réaliser une rapide analyse à partir d’un logiciel libre d’analyse de texte, et d’en faire une interprétation libre.

Broca-graph_similitude

À partir de ce graphe de similitude, on voit que l’émission tourne autour du logiciel libre, avec plusieurs questions portant entre autres choses sur la propriété intellectuelle, sur l’idée de liberté et la question politique associée, sur le rapport à la technique et à l’économie. On traite du logiciel à travers son utilisation, spécifiquement de la question différenciée du logiciel à code source ouvert (open source) et de son utilisation pas les grandes entreprises. Enfin, la question du travail et des modes d’organisations sont traités.Broca-AFC

On distingue dans l’entrevue, à partir d’une classification du discours, cinq classes de discours observables sur l’Analyse factorielle des correspondances (AFC) ci-dessus. 1) La classe rouge traite de la question technique, retraçant l’historique du développement du logiciel. 2) La classe verte représente le logiciel libre, vu comme un élément philosophique centré autour de la question de la liberté, initié par Richard Stallman. 3) S’opposant au logiciel libre, la classe bleue du logiciel à code source ouvert (open source) est centrée sur l’idée d’efficacité. 4) La classe grise reprend la dimension managériale d’organisation du travail, correspondant à l’innovation organisationnelle menée par le logiciel libre, reprise plus tard par des projets comme Wikipédia, et aplanissant la hiérarchie. 5) Enfin, la classe violette reprend l’idée du logiciel libre comme utopie (ou réalité) politique, ouvrant la voie à un nouveau mode de société (pour le dire vite) question au coeur du livre de Sébastien Broca.

Ce trop court résumé de l’émission, bien incomplet, illustre dans sa forme même la puissance de l’idée du logiciel libre: remixer les contenus pour en faire de nouveaux usages.

Voir aussi Sortie du livre Utopie du logiciel libre – Interview de Sébastien Broca.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *