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Où boire un bon espresso à Montréal ?

Voilà une question simple, dont la réponse n’est pas forcément facile à trouver. Boire un bon espresso, pour les amateurs, c’est vraiment une expérience agréable. Or, tous les espressos ne se valent pas, surtout à Montréal, ville Nord-Américaine où l’on trouve souvent des cafés moins que passables. Heureusement, il existe des lieux privilégiés où assouvir ce délicat plaisir des sens. Encore faut-il connaître ces sites privilégiés, pas forcément les plus populaires ou les plus visibles.

Avec quelques amis d’Espaces Temps (Aurélie, Hélène, Pier-Hugues, Vincent), nous avons créé une carte regroupant nos préférences. Le choix est arbitraire, mais si vous passez par là et que vous connaissez une belle place non référencée, n’hésitez pas à partager cette information avec d’autres amateurs en postant un commentaire…

Pourquoi nous devrions tous soutenir le mouvement étudiant (y compris le gouvernement)

Faire sa juste part, c’est diminuer à long terme les frais de scolarité

Depuis le début du conflit, le gouvernement demande aux étudiants de faire leur « juste part » (anglicisme) en contribuant aux frais des universités qui les forment. Si l’argument peut sembler de raisonnable, il ne tient pas compte d’un élément essentiel lié au triple rôle que jouent les universités dans nos sociétés modernes fondées sur le savoir.

En effet, loin d’être uniquement des lieux de transmission de connaissances à travers l’enseignement, celles-ci sont également des lieux de création de nouveaux savoirs (la recherche) et des acteurs socio-économiques (le service à la collectivité, par exemple quand un professeur effectue une analyse dans un rapport public, participe à un conseil d’administration, au téléjournal, à une commission d’enquête, etc.). Généralement, on considère que la répartition est à peu près équitable entre ces trois missions, même si l’on note depuis plusieurs années une dérive importante vers la recherche au détriment des deux autres missions.

Donc, vouloir augmenter les frais de scolarité, c’est – en quelque sorte – faire financer par des personnes à faible revenu (les étudiants) des charges qui devraient l’être par toute la société.

Par ailleurs, l’un des arguments que l’on entend souvent est le suivant : parce que les personnes ayant réalisé des études seront mieux payées, il est normal qu’elles payent plus. Certes, l’argument à du sens. Mais pourquoi vouloir récupérer l’argent quand ces personnes sont encore pauvres, alors que par l’impôt, il est possible de récupérer cet argent, et même bien plus si on le souhaite, mais sur une longue période de temps, donc de façon plus douce (car plus étalée) et à un moment de la vie où les anciens étudiants ne seront plus dans le besoin, car possédant un haut revenu?

C’est enfin négliger la dimension sociale de l’éducation. Quel serait le Québec de demain si nous nous arrêtions de former – ou formions moins – de médecins, d’ingénieurs, d’agronomes, etc. ? À l’ère de l’économie fondée sur le savoir, c’est toute la société qui serait perdante. Il nous faut au contraire favoriser au maximum l’éducation pour en faire une richesse collective, afin de mieux soigner, de mieux consommer, et de mieux échanger. Sinon, nous avons perdu d’avance la bataille du XXIe siècle autour du savoir. Est-ce cela « faire sa juste part »?

À propos

Guillaume Blum, Ph.D.

Domaines de compétence

  • Gestion des connaissances et de l’innovation
  • Gestion de projet
  • Enseignement
  • Gestion de la technologie
  • Gestion des organisations
  • Méthodologies qualitatives de recherche

Secteurs couverts

  • Aéronautique : technologies vertes ;
  • Technologies de l’information : Logiciels libres et ouverts ; Domaine du Web – Secteur de Montréal.

Enseignement

J’enseigne depuis plusieurs années à l’ESG UQAM et HEC Montréal, notamment les cours Gestion des organisations (MET 2100, ESG UQAM), Management (1-407-00, HEC) et Management, information et systèmes (MET5200, ESG UQAM). J’ai également collaboré à la création et l’animation de plusieurs cours de deuxième et troisième cycle.

Champ de recherche

Mes recherches portent principalement sur l’innovation dans l’économie du savoir.

À ce titre, je suis amené à travailler sur la gestion de l’innovation et des connaissances, les transferts de technologies, le fonctionnement de grappes et pôles industriels et d’innovation, les communautés de pratique et les communautés virtuelles. J’ai notamment effectué des recherches (1) sur la création de connaissances dans le secteur aéronautique lié au concept de l’avion vert, (2) sur la création et le transfert de savoirs dans les communautés virtuelles dans le secteur informatique. J’ai aussi travaillé pendant plusieurs années dans un groupe de recherche étudiant (3) le secteur des bio-industries.

Groupes de recherche

  • Groupe d’étude en management des entreprises de l’aéronautique (GEME Aéro) ;
  • Laboratoire de communication médiatisée par ordinateur (LabCMO).

Bourses et distinctions

J’ai obtenu différentes bourses, subventions et distinctions ces dernières années. Ma thèse est financé par le conseil de recherche en sciences humaines du Canada (CRSH) et le fonds de recherche sur la société et culture du Québec (FQRSC) pour laquelle j’ai été classé 4ème au Québec dans le groupe Administration / Gestion.

Activités et diffusion de la recherche

J’ai une quinzaine de publications dans des revues ou colloques arbitrées, ainsi que plusieurs autres articles, comptes-rendus, rapports de recherche ou études de cas publiés. En voici quelques-uns :

Autres activités

En sus de mes activités universitaires, j’ai co-créé et administre Espaces Temps, un organisme à but non lucratif visant à promouvoir et organiser l’information portant sur le territoire de Montréal. L’activité principale de cet organisme est le calendrier collaboratif en ligne Le Mur Mitoyen, diffusant plus de 16 000 événements distincts (en 2013) dans 1249 lieux de diffusion générant plus de 250 000 visites par mois.