Archives pour la catégorie Gestion des connaissances

Lancement du projet BourbaKeM

L’association pour la gestion des connaissances dans la société et les organisations (AGeCSO), association dont je fais partie, lance aujourd’hui le projet BourBaKeM visant à diffuser largement et vulgariser les fondements, approches, techniques, savoirs reliés à la gestion des connaissances.

« L’objectif du projet BourbaKeM est de fournir des éléments de compréhension sur tous les points critiques du domaine de la gestion des connaissances. Le projet vise à permettre à des enseignants, des formateurs, des chefs de projet, des chercheurs débutants ou curieux etc.de s’approprier des notions jusqu’ici disparates et floues.

Le projet BourbaKeM n’a pas l’objectif démesuré de couvrir toute la question universelle de la connaissance, mais de fournir des éclairages ponctuels, simples et utiles. Ce n’est pas un traité de recherche, à la pointe des dernières connaissances, mais un recueil d’éléments de base, sous un format compréhensible, disponible à une large catégorie de personnes ».

Les différents travaux du projet BourBaKeM sont diffusés sous licence Creative Commons (CC-BY-NC-SA) pour permettre une large diffusion des idées et pratiques de la gestion des connaissances dans la communauté scientifique et professionnelle. Le projet est amené à grossir dans les mois et les années à venir. Si vous voulez plus d’informations, vous pouvez me contacter.

Liens :

Double vision de la science: entre tradition et ouverture ?

Florence Piron, professeure titulaire à l’Université Laval, propose un diaporama très intéressant sur le thème de la publication scientifique. Il s’agit d’une lecture de celle-ci à travers les deux prismes de la science conventionnelle et de la science ouverte, mis en opposition à travers des systèmes de valeurs différents. On pourrait dire, pour résumer, que là ou la science conventionnelle s’intéresse à la recherche pour la recherche, la science ouverte prend en considération que la science n’est pas déconnectée de la société, et intègre donc sa diffusion et son usage.

La 5e conférence du GeCSO s’est tenue sous la pluie …

… ou presque !

En effet, à la veille du premier jour, et alors que nous tenions un kiosque d’accueil, une pluie torrentielle a inondé Montréal, la transformant l’espace d’une après-midi en Venise d’Amérique, voyant apparaître de nouveaux geysers et transformant les véhicules roulants en barques urbaines. À l’ESG UQAM, nous avons eu notre lot de problèmes.

Innondations à l'ESG
C'est bien le plafond du bâtiment et non la nouvelle fontaine d'intérieur de l'ESG

Bref, le GeCSO (Gestion des connaissances dans la société et les organisations) s’est transformé en GeCS-Eau : une véritable gestion de crise pour sortir de l’eau!

Les locaux initialement prévus ayant été rendus indisponibles, il nous a fallu faire preuve de beaucoup de créativité et de patience dans l’urgence pour trouver une solution autre que l’annulation. Heureusement, nous formions une superbe équipe avec Kerstin, Chiraz et Mehran, appuyée par Nacer et sa femme, Alexandre, Julie, Nizar, Julie, Jérémy, Marie-Christine, Roxanne, Khadija et Thomas. À vous tous, encore merci ! Nous avons pu relocaliser la conférence le 30 au matin – un large 10 minutes avant de commencer.

Ce fut néanmoins un très bel événement, qui restera, je l’espère, dans la mémoire des participants aussi vif et passionnant que dans la mienne. Nous avons eu l’occasion de mener des débats majeurs sur les fondements de la gestion des connaissances, entre autres avec MM. Richard Déry, Serge Robert, Pascal Lièvre, Jean-Louis Ermine. Je ne peux citer toutes les contributions captivantes ayant eu lieu pendant la conférence, il me faudrait pour cela reprendre le programme de celle-ci. Le niveau des contributions a dépassé mes meilleures espérances, dont le seuil était pourtant élevé. J’aurai sûrement l’occasion de revenir sur le contenu dans les mois à venir.

Autre temps fort : la conférence fut l’aboutissement – qui comme tout aboutissement ne correspond qu’à un début – d’un chantier important qui marquera le monde de la recherche dans le domaine, pour les années à venir. En effet, la 5e conférence servit d’hôte au lancement officiel de la nouvelle association pour la gestion des connaissances dans la société et les organisations (AGeCSO), association qui sera le point de rencontre des échanges scientifiques sur ce sujet dans l’univers francophone. Nous aurons là aussi très certainement l’occasion de traiter de ce sujet dans un futur proche.

Pourquoi nous devrions tous soutenir le mouvement étudiant (y compris le gouvernement)

Faire sa juste part, c’est diminuer à long terme les frais de scolarité

Depuis le début du conflit, le gouvernement demande aux étudiants de faire leur « juste part » (anglicisme) en contribuant aux frais des universités qui les forment. Si l’argument peut sembler de raisonnable, il ne tient pas compte d’un élément essentiel lié au triple rôle que jouent les universités dans nos sociétés modernes fondées sur le savoir.

En effet, loin d’être uniquement des lieux de transmission de connaissances à travers l’enseignement, celles-ci sont également des lieux de création de nouveaux savoirs (la recherche) et des acteurs socio-économiques (le service à la collectivité, par exemple quand un professeur effectue une analyse dans un rapport public, participe à un conseil d’administration, au téléjournal, à une commission d’enquête, etc.). Généralement, on considère que la répartition est à peu près équitable entre ces trois missions, même si l’on note depuis plusieurs années une dérive importante vers la recherche au détriment des deux autres missions.

Donc, vouloir augmenter les frais de scolarité, c’est – en quelque sorte – faire financer par des personnes à faible revenu (les étudiants) des charges qui devraient l’être par toute la société.

Par ailleurs, l’un des arguments que l’on entend souvent est le suivant : parce que les personnes ayant réalisé des études seront mieux payées, il est normal qu’elles payent plus. Certes, l’argument à du sens. Mais pourquoi vouloir récupérer l’argent quand ces personnes sont encore pauvres, alors que par l’impôt, il est possible de récupérer cet argent, et même bien plus si on le souhaite, mais sur une longue période de temps, donc de façon plus douce (car plus étalée) et à un moment de la vie où les anciens étudiants ne seront plus dans le besoin, car possédant un haut revenu?

C’est enfin négliger la dimension sociale de l’éducation. Quel serait le Québec de demain si nous nous arrêtions de former – ou formions moins – de médecins, d’ingénieurs, d’agronomes, etc. ? À l’ère de l’économie fondée sur le savoir, c’est toute la société qui serait perdante. Il nous faut au contraire favoriser au maximum l’éducation pour en faire une richesse collective, afin de mieux soigner, de mieux consommer, et de mieux échanger. Sinon, nous avons perdu d’avance la bataille du XXIe siècle autour du savoir. Est-ce cela « faire sa juste part »?

Conférence en gestion des connaissances les 30, 31 mai et 1er juin à Montréal

Les 30, 31 et 1er juin 2012, nous organisons à Montréal avec plusieurs collègues un grand événement académique, la 5e conférence en gestion des connaissances dans la société et les organisations (GeCSO) dont le thème principal cette année est le suivant : « L’Homme dans l’organisation et son rapport au savoir : l’indisciplinarité peut-elle aider à saisir sa complexité? ». Cet événement qui se tient pour la première fois au Québec, est chapeauté par la nouvelle et dynamique association en gestion des connaissances dans la société et les organisations (AGeCSO).

Pendant ces trois jours, nous allons avoir l’occasion d’échanger, de débattre sur le thème de la gestion des connaissances. Au regard du haut niveau académique des quatre précédentes éditions, celle de 2012 s’annonce, elle aussi, particulièrement intéressante.

L’une des originalités de cette conférence est d’inviter dans le débat des professionnels oeuvrant dans le secteur, mêlant ainsi théories et pratiques. Cela permet aux intervenants, en plus de débattre d’aspects théoriques importants, d’également garder les « pieds sur le plancher des vaches », bref, de ne pas perdre le contact avec la réalité! Nous aurons ainsi une journée pendant laquelle différents professionnels viendront présenter les pratiques de leurs organisations. Nous aurons également l’honneur – lors de la première journée de la conférence, d’accueillir Jean-Yves Prax, auteur de plusieurs livres sur le sujet, et consultant auprès de nombreuses petites et grandes entreprises en France. De nombreux universitaires auront également l’occasion de s’exprimer, comme Richard Déry (HEC Montréal), Jean-Louis Ermine (Télécom École de Management), mais bien d’autres encore ! Plus de trente conférences et communications sont déjà prévues.

Aux conférenciers, se joindront également des étudiants souhaitant se spécialiser dans le domaine, et des professionnels du secteur, pour se maintenir à jour des meilleures pratiques et échanger avec nos conférenciers.

Si vous travaillez dans le domaine, ou que vous souhaitez en savoir plus sur celui-ci, c’est l’occasion ou jamais! Vous pouvez en savoir plus sur la conférence allant directement sur le site internet de celle-ci: http://gecso2012.uqam.ca. Vous pouvez également consulter notre petit document de présentation.